Share
La saison 2026-2027 approche, un nouveau conseil simple
 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌

Bonsoir , 


Que se passe-t-il habituellement quand tu perds une partie ?

La tradition veut qu'on aille au bar. On boit un coup avec les adversaires. On refait la partie. Les mènes clés. Les boules qui ont joué en faveur d'une équipe ou d'une autre. Et puis tu repenses aux boules que tu as loupées. Peut-être une boule de marque qui a changé la dynamique de la partie.

Tu peux penser que c'est une tradition, et que c'est normal de refaire la partie.


Sauf que ce que tu dis à ce moment-là (sur toi en particulier) s'ancre dans ton cerveau. Si on simplifie, c'est comme s'il enregistre des instructions pour tes prochaines parties. C'est vrai quand on gagne (si tu réussis des boules de marque et le dis, ça joue sur ton niveau de confiance). C'est encore plus important quand on perd (dans ce cas, ça a l'effet inverse sur la confiance!).


Le psychologue Martin Seligman a étudié pendant trente ans la façon dont on s'explique ses échecs. Il appelle ça le « style explicatif ». Pour faire simple: la façon dont tu racontes une défaite agit directement sur ta confiance future.


Deux dimensions sont particulièrement importantes pour nous en tant que boulistes:


La durée:

Par exemple: 

  • « En ce moment je rate toujours ces boules-là »,

  • « Aujourd'hui, j'ai raté une boule de marque qui nous a coûté cher ».

La première phrase rend l'échec permanent. La deuxième lui donne une limite dans le temps, elle devient donc temporaire. 

Quand tu dis « toujours » ou « jamais » après une boule manquée ou une mauvaise décision, tu ancres l'échec dans ton identité. Alors que quand tu le situes dans le temps, « aujourd'hui », « cette partie », l'échec reste temporaire et ne signifie rien de toi.

Et d'ailleurs, la science recommande de faire l'inverse en cas de réussite :) Si tu réussis une boule de gagne, dis-toi : « Je réussis toujours les boules de gagne ! » 


La spécificité.

  • « Je suis nul(le) »

  • « J'ai mal lu le terrain les premières mènes »

La première phrase contamine toute ta partie négativement. Tu généralises une ou quelques boules manquées à l'ensemble de ton jeu. À l'inverse, si tu isoles le problème, tu peux trouver une solution concrète pour la prochaine fois, et ta confiance sur le reste de ton jeu reste intacte. 

Par exemple, tu peux manquer une ou deux boules au tir, et pour autant faire une très belle partie au point. 

Franchement, on a vu mieux pour se motiver et regagner en confiance que de se dire « Je suis nul » après trois boules loupées…



Les sportifs qui décrivent leurs échecs de façon temporaire et spécifique rebondissent plus vite. Ceux qui les décrivent de façon permanente et générale prennent le risque de s'enfoncer.

Le piège, c'est que les phrases permanentes et générales peuvent te sembler plus honnêtes. On croit faire preuve de réalisme en disant « Non mais vraiment, je suis nul sur ce type de boule » (triage, boule à entrer en deux, jouer à droite, croiser au tir, etc.). Mais concrètement quand on dit ça, on efface toutes les parties où on a réussi cette situation, y compris à l'entrainement. Même celles où on a réussi avec un peu de chance :) 


Et pour pousser le bouchon encore plus loin : ce qui reste dans ton esprit après une partie, ce n'est jamais exactement ce qui s'est passé. C'est l'interprétation que tu en fais.

La bonne nouvelle, c'est que l'interprétation et le jugement que tu crées est entre tes mains. C'est toi qui décides comment tu interprètes tes boules manquées et tes parties perdues. 


Un exercice pour ta prochaine défaite ou même ta prochaine boule « chaude » manquée.

Après la partie ou la boule manquée pose-toi deux questions :

1. C'est temporaire ou permanent ?
Remplace « toujours » et « jamais » par « aujourd'hui », « sur cette partie », « dans cette mène » ou « cette boule ». Donne une date à ton échec.

2. C'est général ou spécifique ?
Nomme précisément ce qui t'a fait louper. Tu n'es pas nul parce que tu as raté une boule. Tu as simplement raté une boule. Aie de la compassion, et analyse rationnellement ce que tu pourras faire différemment la prochaine fois.


Mon objectif avec chaque email est de donner un outil concret à utiliser dès ton prochain entrainement ou ta prochaine partie.


Aujourd’hui, retiens ceci:

La façon dont tu racontes tes défaites influence directement ta confiance pour les parties suivantes. Interprète tes boules manquées et tes défaites comme temporaires (donne un moment à l'échec) et spécifiques (Nomme l'action mal gérée). 


Bonne chance si tu joues ce weekend, et surtout, amuse toi bien 🤩🙌🏻

Jordan


PS: C'est marrant comme quand on a de la chance, on le voit naturellement comme temporaire, et quand on a de la malchance, c'est "toujours comme ça"... et si on inversait ça aussi ? Et si on décidait d'arrêter de penser d'une manière qui ne nous sert pas ? 


A très vite, 

Jordan

www.esprit-de-champion.com


Email Marketing by ActiveCampaign